La coprésidence en visite officielle ce 7 septembre en Luxembourg

Olivier Deleuze, Jean-François Gerkens, Cécile Thibaut, Georges Cottin (Idelux), Sophie Michel et Jean-Philippe Florent
Publié le 9 septembre 2012
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luxembourg

Ce vendredi 7 septembre, Olivier Deleuze a visité (une partie) de la province de Luxembourg. Le Secrétariat provincial avait concocté un programme lui présentant une ruralité moderne, tournée vers l’avenir et des rencontres avec les acteurs qui contribuent à rendre notre région si agréable à vivre. Le but était également pour la Régionale d’aller à la rencontre de la société, et l’accueil qui nous a été réservé démontre qu’Ecolo compte aujourd’hui en Luxembourg.

Son arrivée en gare de Marloie était l’occasion de rappeler qu’il est tout simplement inacceptable que la finalisation des travaux de modernisation de la ligne 162 (Bruxelles-Luxembourg) soit reportée à 2022 ! Les usagers et le personnel du chemin de fer n’en peuvent plus, tout comme nos amis Grand-Ducaux avec qui nous sommes en contact régulièrement. L’axe Namur-Luxembourg souffre depuis trop longtemps de sous-investissement chronique et doit (enfin !) perdre son titre de « ligne à remonter en temps » (tant le temps de parcours s’est allongé au fil des ans).

La visite du CER à Marloie était le premier rendez-vous de la journée. Nous avons pu constater l’évolution de l’ancien Centre d’Economie Rurale vers un centre de recherche des sciences du vivant. 170 personnes travaillent au sein de CER Groupe dont 40 universitaires (ce qui permet à une partie de notre « matière grise » de rester chez nous). J-C Bouchat (administrateur-directeur), ancien cadre supérieur du Crédit-Agricole, nous a expliqué avoir poursuivi la réorientation du CER vers les sciences du vivant afin d’ouvrir de nouvelles perspectives de développement en ne dépendant plus uniquement du monde agricole.

C’est ainsi que le CER a développé un médicament anti-rejet utilisé après des greffes d’organes, qu’ils travaillent sur les cellules « mutantes » qui causent la maladie d’Alzheimer ou qu’une de leur filiale étudie au départ de cellules souches une technique permettant de sauver plusieurs centaines de receveurs au départ d’un unique foie sain.

Des activités « agricoles » existent néanmoins toujours : ils abritent les laboratoires nationaux de référence pour l’AFSCA en matière d’allergènes ainsi que pour les pathologies des poissons, ils ont développé un traitement pour une maladie de la carpe (qui constitue une des principales sources d’alimentation en Asie), ils étudient le développement de probiotiques au départ du colostrum, …

Le département Agri-développement œuvre, au sein d’une coopérative qui rassemble également 20 agriculteurs locaux, à la concrétisation d’une installation de biométhanisation sur le plateau du Gerny qui traitera 30.000 tonnes d’effluents agricoles et 10.000 tonnes de matières organiques par an. Point important à nos yeux, l’utilisation de maïs pour alimenter l’installation sera réduite au maximum. Ce même département travaille également à la concrétisation de débouchés pour la récente « filière chanvre ».

La journée s’est poursuivie par la visite des antennes de l’ESA à Redu et du centre d’entreprise Galaxia (Transinne) qui illustre le futur qui s’ouvre au Luxembourg. Cette infrastructure est d’une importance stratégique dans le contexte d’un programme spatial européen de géolocalisation (Galileo). Un tel projet donnerait la possibilité de réaliser un véritable centre d’excellence générateur de dizaines d’emplois à haute valeur ajoutée. De manière générale, les nouvelles technologies de l’information sont une opportunité pour notre territoire car elles rendront notre région encore plus attractive en alliant excellence technique et qualité de vie. Enfin, la mise en lumière de l’épicerie du centre à Neufchâteau et la présentation du réseau « Grosses légumes » (qui livre à 300 familles un panier hebdomadaire de légumes de saison produits localement et sainement par une vingtaine de producteurs) ont démontré le dynamisme associatif et citoyen bien présent chez nous et qui illustre parfaitement notre adage : penser global, agir local.